RÉFLEXIONS PAÏENNES

RÉFLEXIONS PAÏENNES

RÉFLEXIONS PAÏENNES

Ce matin, en découvrant certaines affirmations papales toutes récentes et même toutes chaudes encore, quelques petites réflexions me sont aussitôt venues. Je vous les livre brièvement ici…

Si j’ai bien compris, lorsque des crimes sont commis, au bout du compte ce n’est pas vraiment la faute de qui que ce soit mais c’est celle de Satan. Ah ? Satan ? On n’y avait pas pensé… Mais qui est Satan, au juste ?

Voici un rappel ou une information pour ceux qui ne se seraient pas posé la question…
Pas plus que Dieu, Satan n’est aucunement ¨quelqu’un¨ caché quelque part dans l’univers. Étymologiquement, son nom signifie ¨l’adversaire¨. Mais quel adversaire, direz-vous ? Si ce mot ne désigne pas un être, c’est qu’il n’est pas non plus à comprendre comme un nom propre mais plutôt comme une fonction, un mécanisme de mise à l’épreuve que chacun de nous expérimente en lui-même et qui passe par le libre-arbitre quotidien.

En résumé, Satan est la force ou le Principe de dispersion et donc d’invitation à une perte de lumière inhérent à nous-même et face auquel nous ne cessons de nous mesurer intérieurement sur le chemin de notre évolution.

C’est aussi, en conséquence de cela, un égrégore, c’est-à-dire une forme-pensée collective, un potentiel énergétique engendré par notre humanité dans ce qu’elle a de plus bas et qu’elle continue d’entretenir au fil des Temps…

Quant à ces fameux ¨païens¨ qui, apparemment, tendent constamment la main à Satan, qui sont-ils au juste ?
Le mot ¨païen¨ tire son origine du terme latin ¨paganus¨ qui désigne celui ou celle qui vit dans un village ou, plus globalement, un habitant des campagnes, autrement dit tout impie et donc tout ¨ignorant¨ qui constate et reconnaît qu’il existe des forces, des intelligences qui peuplent la Nature et qui savent d’expérience qu’il convient de respecter celles-ci.

Personnellement, je dois être un ¨sacré païen¨ car, depuis environ 35 ans, j’ai la plupart du temps choisi de vivre dans des villages et parce qu’aujourd’hui encore, j’ai la chance d’avoir la Nature à ma porte.

Qui plus est, et pour aggraver mon cas aux yeux de la gente vaticanesque, à chaque fois que j’ai l’impression de faire un faux pas, j’ai pour habitude de me dire que j’aurais pu ¨mieux faire, mieux dire¨ ou encore ¨ne pas faire ou ne pas dire¨ du tout… mais en aucun cas d’accuser un certain ¨Satan¨ de mon imperfection.
Allons donc ! Il serait peut-être temps que l’Église de Rome revoie sa copie et rectifie son vocabulaire car celui-ci est définitivement éculé.

Quant à son argumentation, elle ne peut plus satisfaire que quelques fidèles dont le nombre fond comme une peau de chagrin et qui se débattent encore dans la puérilité déresponsabilisante et désormais insensée d’un dogme momifié.

Pardonnez-moi ces quelques propos tranchants… Je ne suis jamais qu’un païen et donc un pauvre pécheur sans aucun doute visité par Satan en ce moment-même… et peut-être carrément habité par lui en permanence puisque ce pécheur-là estime que l’Église est dramatiquement passée à côté de son rôle d’Enseignante et d’ouvreuse des consciences.

Mais à vrai dire, que peut-on enseigner quand on a perdu la Connaissance depuis fort, fort longtemps, qu’on a menti puis qu’on s’est enlisé dans la densité des siècles et du pouvoir ?

Alors, très franchement, comme il m’arrive souvent de le dire, ne pensez-vous pas qu’il serait peut-être temps de tourner la page d’un certain Christianisme pour enfin découvrir un nouveau Souffle dénué de dogme, sans la moindre institution pontifiante ni sclérosante, le Souffle du Christisme ? De celui-là, il y a beaucoup à espérer.
Évidemment, on pourrait sans doute dire beaucoup de ¨choses¨ tout aussi édifiantes et révoltantes par rapport d’autres religions ou traditions. Ce ne serait vraiment pas plus gai…

Tout cela pour conclure qu’il est urgent de faire un grand ménage et de revoir complètement notre rapport au Sacré, au Divin et finalement à la Vie. Question de survie à tous les niveaux… sinon, c’est la Planète qui s’en chargera.

Mais… pour en revenir au Vatican, je ne serais pas surpris que le prochain tsunami vienne des religieuses…

© Daniel Meurois.
24 Février 2019

 

Vivre selon le mental du coeur…

Vivre selon le mental du coeur…

Vivre selon le mental du coeur…

Si on revenait sur la force du mental en nous ?

Frère Morya nous faisait part de sa réflexion…sur ce sujet.


Il n’y a pas que des  »comptes en cieux … » il existe vraiment des fenêtres célestes par lesquelles nous sommes observés d’En-Haut …

Je ne peux que déplorer une forme de léthargie que je vois progressivement s’installer chez un grand nombre d’entre vous et qui gagne l’ensemble de vos réalisations en ce lieu, en cette Terre.

Il me semble à écouter vos coeurs, à écouter le bourdonnement de vos raisonnements, à constater l’agitation avec laquelle vous construisez et détruisez quelque chose dans votre vie, que vous n’avez pas réellement trouvé, compris le pourquoi , non seulement de votre venue en ces lieux, mais aussi le pourquoi et le comment de l’action que vous avez entreprise jusqu’à présent. Voici la raison pour laquelle je vous pose réellement et du fond de mon âme cette question : avez-vous réellement choisi ce que vous avez à faire dans votre vie ?

Bien sûr, vous allez me répondre que oui, j’ai choisi, nous avons choisi, sinon nous ne serions pas en ces lieux, sinon notre vie ne serait pas centrée sur certaines préoccupations, sinon nous n’agirions pas selon notre coeur…

Mais voici que je pose une autre question: Agissez-vous asussi souvent que vous le dites selon la force de votre coeur ?

N’auriez-vous pas tendance plutôt à vivre selon le mental du coeur? C’est-à-dire selon une forme illusoire d’amour ? Beaucoup d’entre vous, je vous le dis, sont préoccupés par une sorte de confort personnel, par une sorte de bien-être, par une sorte d’égocentrisme, d’égoïsme.
Il me faut également vous dire que vous souffrez d’un trop grand nombrillisme …Comprenez-vous tout ce que cela signifie ?

La majorité d’entre vous a, hélas, petit à petit, émoussé sa capacité d’émerveillement ! Êtes-vous à ce point suralimentés en informations, suralimentés en dons de toutes sortes ?

Ces questions, vous vous les êtes parfois entre vous déjà posées. Parfois, elles ont fait l’effet l’objet de certains débats, de quelques soirées entre amis, mais quelles réponses y apportez-vous quotidiennement ? Tous êtes concernés, croyez-moi, par ces paroles, voilà pourquoi il me faut encore une fois vous sortir de votre torpeur. Non pas tout simplement pour votre avancement personnel, car ce n’est pas d’avancement personnel dont il s’agit. Mais tout simplement de lumière, de lumière au niveau planétaire, car il me semble qu’une trop grande partie d’entre vous ne mesure pas actuellement dans quel état de trouble de désarroi se trouve non seulement votre planète en tant qu’être vivant mais aussi son humanité.

Certes…
Il est facile d’avoir bonne conscience lorsqu’on se réunit régulièrement, lorsqu’on réalise certaines choses dans un ilôt de paix. Il est facile d’être content de soi et de s’endormir parce que l’ont fait partie de ceux qui ont compris, que l’ont fait partie parait-il, d’une forme d’élite qui travaille sur soi, qui chemine, qui aide les autres.
Mais prenez conscience, oui, prenez conscience réellement du fossé qui existe encore entre la pureté de votre coeur, la concrétisation et la force de votre coeur…et ce qui en réalité, émane de vous.
Choisissez votre camp, frères et soeurs !

Nous ne disons pas cela pour entretenir une dualité, nous disons cela parce qu’il est plus que jamais temps que vous vous débarrassiez d’une certains nombres de faux prétextes pour ne pas agir…pour conserver tout simplement un confort.

Beaucoup trop d’entre vous estiment faire partie d’une sorte d’intelligentsia de la spiritualité. Détrompez-vous !
Vous des êtres comme tant d’autres, des êtres simplement qui ont su se placer dans des circonstances qui leur laissent la possibilité d’oeuvrer pour l’humanité !
Et que faites-vous de ces circonstances ?

Il est assez étrange de constater que dans les milieux qui se disent spiritualistes et qui prétendent agir au niveau planétaire, chacun ait de bonnes raisons pour se croire réellement au-delà de toutes critiques et dans le bon sens, dans  »le bon chemin .

Mes Frères et moi-même, Morya, n’avons que faire en réalité de toutes les discussions et de toutes les querelles pusillanimes qui vous secouent périodiquement. De toutes les crises égotiques qui vous secouent également encore…

N’oubliez pas que vous n’agissez pas pour vos Frères de lumière car vous agissez pour vous et vos frères de la terre.
Pourquoi alors tant de bavardages ? Tant d’énergies perdues? À vrai dire peu de choses…
Je ne me présente pas à vous ce soir , pour travailler moi-même au niveau de la critique et affirmer que vous n’avez rien construit de valable…

Loin de moi cette idée, nous savons bien la somme de travail déjà fournie…

Nous savons fort bien l’idéal qui anime votre coeur…
Mais …vous ne pouvez vous en tenir là. Vous ne devez pas vous en tenir là !

Vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir le souffle court ! C’est vous que vous devez aider ! Vous et les autres ! Car vous vivez dans chacun de vos frères d’un bout à l’autre de votre planète.

Comprenez-vous ce que je tente de vous dire ? Vous avez mis en route un moteur. Il faut maintenant alimenter ce moteur sans qu’il puisse y avoir d’excuse possible et inimaginable pour ne pas le faire.
Centrez vous !

Que veut dire se centrer ? Bien savoir simplement ce que l’on veut et la façon dont on le veut.
Éloignez de vous-mêmes, éloignez de votre préoccupation, à la limite, tout type de vocabulaire qui a trait à la spiritualité. Cela n’a pas d’importance et cela est à la limite , »du décorum »…

Nous espérons simplement deux choses:
Vous voir actifs sur le terrain, c’est-à-dire paisiblement vous-mêmes, des profondeurs de votre être, au-delà des bavardages, au-delà des mots et des paroles, des attitudes qui vous épuisent et qui ne sont que le reflet d’une superficie.

Moi-même, tel que vous m’entendez ici par le biais de notre frère Daniel, je ne suis qu’un masque, je ne suis qu’un masque comprenez-le!
Vous devez aller au-delà de votre masque, de la même façon que vous devez chercher au delà de la voix qui s’adresse ici à vous ce soir.
Votre Frère Morya qui s’adresse actuellement à vous : qui est-il ?

Que vous dit-il ? Est-ce qu’il est un être ascensionné qui vous fait une leçon de morale ?
Si vous comprenez cela, alors en vérité, je vous le dis, vous comprenez bien peu.
Cherchez quelle est la Force , quel est le Soleil qui se cache derrière ce masque et pourquoi il tente de vous stimuler de cette façon ?

Tant qu’il y aura la tâche que vous avez à accomplir , l’idéal que vous avez à rejoindre d’un côté, et vous-mêmes de l’autre, dans ce que vous connaissez de vous-mêmes, vous n’aurez pas compris l’essentiel. Je pourrais encore épiloguer longtemps sur cette énergie, cette force d’amour, de volonté que j’espère générer, réveiller en vous ce soir…mais il me semble parfois qu’un peu de silence est préférable à d’autres mots…
si nous avons placé notre confiance en vous, si je suis toujours avec vous ce soir avec d’autres Frères, c’est parce qu’il y a , je le sais, nous le savons, toujours et encore l’étincelle de l’action !
Alors de grâce, réveillez-la ! C’est parce que notre confiance peut encore être justifiée…
Méditez encore ces quelques mots et ne rejetez pas la faute sur l’autre, sachez prendre conscience de vos faiblesses, de là où votre égoïsme ou votre aveuglement vous poussent vous-mêmes trop souvent…

Morya El

 

texte canalisé et écrit par Daniel Meurois

Entretien avec le Maître Morya Avril 2016

Entretien avec le Maître Morya Avril 2016

Entretien avec le Maître Morya Avril 2016

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© Productions Intus Solaris avril 2016

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Pèlerinage aux Pyramides d’Egypte

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Entretien avec le Maître Morya Avril 2016

Daniel Meurois canalise le Maître El Morya.
Celui-ci répond aux questions posées par de nombreuses personnes et transmises par Marie Johanne Croteau.

Entrevue « LE LIVRE SECRET DE JESHUA »

Entrevue « LE LIVRE SECRET DE JESHUA »

Daniel Meurois, dans une entrevue menée par Éric Dudoit, nous parle à cœur ouvert de son tout récent livre, « LE LIVRE SECRET DE JESHUA… la vie cachée de Jésus d’après la Mémoire du temps » . Un échange profond et d’une réelle richesse pour mieux comprendre une oeuvre hors du commun…
Cette vidéo est une réalisation des Productions Intus Solaris

 

Sur les traces ignorées de jésus… En Égypte

Sur les traces ignorées de jésus… En Égypte

Trente-six ans après nous avoir parlé de Jésus l’Essénien dans son livre ¨De Mémoire d’Essénien¨, Daniel Meurois nous révèle ici quelques éléments d’une autre histoire complètement méconnue, celle de ¨Jésus l’Égyptien¨.
Quand on évoque l’Égypte, on pense évidemment aux pharaons et à leur phénoménale civilisation. Les hommes et leurs créations y sont devenus légendaires. À juste titre d’ailleurs car quiconque a posé les pieds – ne serait-ce qu’une fois – sur la terre de Râ est impressionné par les vestiges de ce qu’un peuple de visionnaires est parvenu à générer au fil du Nil et des millénaires.

L’Égypte, cependant, n’est pas que ¨pharaonique¨; elle n’est pas que temples fastueux, pyramides et momies.
Il existe en effet une autre Égypte, beaucoup plus discrète celle-là. On n’en parle presque pas, on ne la publicise pas. Pas seulement parce qu’elle est certes moins spectaculaire que la première mais surtout parce qu’elle peut devenir dérangeante si on s’attarde trop à elle.
C’est l’Égypte de Jésus et, par voix de conséquence, celle aussi des premiers Chrétiens. On la considère trop peu souvent et c’est bien regrettable car, non seulement elle est passionnante, mais elle nous permet de poser un regard différent et plus ouvert sur les origines de la Tradition chrétienne

À quoi ressemble-t-elle, au juste, cette Égypte de Jésus ? On croit en ¨régler le cas¨ rapidement en se souvenant de la tradition qui veut que celle-ci ait recueilli la traditionnelle Sainte Famille cherchant à échapper au fameux ¨Massacre des Innocents¨. Cependant, il n’y a pas que la Chrétienté qui accepte le principe de Jésus-enfant sur le sol égyptien. On peut en apprendre plus en regardant ailleurs et différemment.
L’Islam lui-même, qui respecte la personne de Jésus – ce que beaucoup de Chrétiens ignorent – affirme par exemple que la Sainte Famille aurait vécu environ trois ans sur la terre des pharaons. Il parle aussi d’un séjour qui l’aurait conduite jusqu’à 300 kilomètres au sud du Caire, à Deir-el-Moharraq, C’est là que Jésus aurait planté les premiers éléments de sa pensée avec la destruction d’idoles et la manifestation de sources et d’arbres miraculeux… Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit là d’évènements qui ne concernent évidemment pas un nouveau né !
Mais revenons au ¨Massacre des Innocents¨…
Celui-ci est loin d’être une vérité historiquement rattachable à la toute petite enfance de Jésus. Nombre de chercheurs estiment en effet qu’il est probable que le massacre collectif attribué à Hérode ne soit que la transposition d’un autre massacre, analogue, ayant eu lieu des siècles plus tôt. Il n’y aurait donc pas eu de ¨fuite en Égypte¨… mais plutôt un séjour parfaitement volontaire.
Pour quelle raison alors ? Pour le comprendre, il faut sortir des sentiers battus… On nous a toujours dit qu’entre le peuple de Moïse et celui des pharaons il existait une inimitié pour le moins ancestrale et nous l’avons toujours accepté comme un fait indiscutable. Mais cela a-t-il été toujours aussi vrai qu’on le prétend ?
C’est ce questionnement qui m’a incité, sur plusieurs années, à pousser un peu plus loin ma propre recherche quant à la vie discrète et finalement rendue secrète de Jésus.
Même si je ne suis pas historien, l’Histoire m’intéresse… surtout lorsqu’elle permet une meilleure compréhension de ce qui habite notre mémoire collective inconsciente et qu’elle facilite le rapprochement des peuples au-delà des manipulations politico-religieuses. Mon outil d’investigation, comme on le sait, est la consultation des Annales akashiques. C’est donc d’après la Mémoire qu’elle constitue que je vous fais part ici de quelques éléments de découvertes et de réflexion…

À DENDERAH AVEC DES PRÊTRES-ASTROLOGUES

En fait, il faut d’abord savoir que la Sainte Famille n’était pas simplement constituée de Marie, de Joseph et de Jésus, encore nourrisson. Il y avait également en son sein des fils de Joseph nés d’un premier mariage ainsi que plusieurs personnalités appartenant à la Fraternité essénienne.
Le but de leur voyage en Égypte ? Identifier de façon certaine l’âme habitant le corps de celui qui allait devenir Jésus puis authentifier celle-ci de façon très officielle. L’étape majeure de cette démarche aurait été le temple de Dendérah.
C’est là que la Mémoire du Temps s’est montrée la plus bavarde… Aujourd’hui, ce temple est essentiellement réputé pour son Zodiaque qui indique une position des constellations différente de celle que nous connaissons actuellement… particularité qui suggère une modification de l’axe de la Terre à un moment donné de son histoire.
Il s’agit d’un temple dans lequel la déesse Nout – personnification de la voûte céleste et mère d’Isis avec laquelle elle se confond parfois – occupe une place de première importance. En visitant avec attention ses salles, on découvre au plafond de l’une d’elles une représentation en relief de cette déesse présentant un trou béant à la base de son corps comme pour souligner explicitement son aspect maternel. La Tradition de l’ancienne Égypte affirme en effet que Nout a enfanté de toutes les étoiles du firmament.
Pour faire écho à cela, le sanctuaire de Dendérah fut dédié aux naissances. L’une de ses constructions adjacentes était réservée aux grossesses difficiles et aux accouchements. Médecine et tradition religieuse étant étroitement liées chez les anciens peuples, des prêtres astrologues et des mystiques dotés de capacités psychiques y pratiquaient donc également.
C’est vers eux que Joseph et sa famille se sont dirigés. C’est là qu’il leur fut confirmé que le nouveau-né qu’ils portaient avec eux était bien ce que les Orientaux nomment un Avatar, c’est-à-dire un Maître réalisé investi d’une mission d’ordre divin. C’est là enfin que Jésus fut reconnu en tant que réincarnation de Zoroastre (1). Tel est d’ailleurs le titre sous lequel il fut inscrit plus tard à son entrée dans le monastère essénien du Krmel.
On ne semble pas s’être soucié, à l’époque, de rechercher plus loin dans son ascendance. Dans tous les cas, cela ne s’est pas divulgué, même dans les milieux les plus initiés. J’ajouterai seulement que dans l’esprit des prêtres qui se sont livrés à son identification, Jésus-Zoroastre était incontestablement lié à la Grande Fraternité himalayenne que nous nommons aujourd’hui Shambhalla mais dont le nom en vigueur ne peut jamais être divulgué.
Cette reconnaissance a été le résultat d’un certain nombre de tests auxquels le tout petit enfant s’est vu soumis, un peu à la façon dont les Bouddhistes tibétains procèdent pour la reconnaissance d’un ¨tulku¨.

FRATERNITÉ ESSÉNIENNE ET TRADITION ÉGYPTIENNE

À cette occasion, d’importantes cérémonies eurent lieu à Dendérah, alors appelé Niten Tor. C’est également là qu’il fut décidé que le futur Jésus serait très vite ¨pris en mains¨ par des prêtres-instructeurs. Là est la raison majeure du séjour prolongé de la Sainte Famille en sol égyptien. Jésus y a vécu ses toutes premières années dans un milieu conscient de Qui il était et qui se montrait totalement axé sur sa formation.
On peut s’étonner qu’un aussi jeune enfant ait fait l’objet d’un tel empressement mais il est établi que, de tous temps et dans toutes les cultures, les plus grands Avatars ont manifesté des aptitudes n’ayant aucun rapport avec leur apparence extérieure. Ils ont donc fasciné leur entourage.
On peut bien sûr s’étonner aussi que cette première consécration et l’éducation de celui qui allait devenir Jésus ait eu lieu en Égypte en non pas en Galilée ou en Judée… C’est justement là qu’il faut faire un pas de plus pour prendre conscience qu’il n’existait pas de scission entre les initiés de la Fraternité essénienne et une certaine Tradition égyptienne.
Il est facile d’en comprendre la raison car on parle ici de la Tradition égyptienne synthétisée par le pharaon Akhenaton, transmise par la suite à Moïse puis préservée secrètement au cœur de ceux qui allaient devenir les Esséniens.
Même si la réforme d’Akhenaton a été rapidement balayée par ses successeurs, ses principes fondamentaux ont toujours survécu discrètement dans certains lieux et certaines Communautés.. C’est ainsi qu’un pont s’est perpétué entre les deux peuples, préservant l’existence d’une Fraternité subtile au-delà des frontières et des oppositions apparentes… une Fraternité qui reflétait une volonté émanant du royaume himalayen de Shambhalla, à laquelle la conscience de Jésus était bien évidemment connectée.
Le monastère du Krmel, rappelons-le, fut mis en place par Aménophis III, père d’Akhenaton, sur un territoire qui appartenait alors à sa juridiction. Lorsque Jésus y a séjourné entre sa septième et sa douzième année, ce n’était que la continuité logique d’un parcours décidé depuis toujours. Les racines esséniennes et celles de la grande Tradition égyptienne sont les mêmes, elles remontent à l’origine des Temps.

DANS LE DELTA DU NIL, LA PRÉPARATION…

Que penser maintenant des affirmations des Chrétiens d’Égypte – les Coptes – pour lesquels la Sainte Famille a séjourné en divers lieux du delta du Nil ? Je dirai que les Annales akashiques les confirment. Après Dendérah, Joseph et sa famille se sont accordés aux demandes de la Fraternité et ont bel et bien vécu dans des lieux discrets du nord de l’Égypte, pour la plupart des bethsaïds ou de petits villages, où vivaient des prêtres habilités à ¨travailler¨ à la préparation du tout jeune enfant. Certains de ces lieux ont aussi été des grottes ayant, depuis fort longtemps, tout naturellement servi de sanctuaires en tant que ¨matrices¨ offertes par Isis, la Déesse-mère, l’éternelle Vierge Cosmique dont le Principe a ¨recouvert¨ Marie de son souffle. C’est ce que traduit probablement à sa façon la Tradition de l’Islam en évoquant les ¨premières graines du Christianisme¨.
Ainsi, les Annales akashiques ne parlent-elles pas du tout de fuite en Égypte, ni même de dissimulation mais d’une vie ¨préparatoire¨ et pas aussi discrète qu’on l’imagine car Joseph était connu pour être le prêtre majeur du Temple essénien de Jérusalem tandis que Marie avait fait office de Gardienne de la Flamme pour toute la Fraternité essénienne. L’un comme l’autre étaient en conséquence des personnalités très respectées. Ils formaient un couple simple mais pas aussi pauvre qu’on nous l’a toujours fait croire.

UN DEUXIÈME SÉJOUR

Que dire ensuite de Jésus l’Égyptien ? Que son rapport avec l’Égypte ne s’est pas arrêté à sa petite enfance. Il y a de nouveau fait un séjour au retour de son long voyage en Inde et en Himalaya, c’est-à-dire un peu avant sa trentième année… Il avait d’anciens maîtres à y saluer et un tâche d’enseignant à y mener avant de retourner sur sa terre natale pour y accomplir son destin.
La route et la démarche étaient logiques…
Ce dont la Mémoire du Temps témoigne clairement c’est que Jésus a bel et bien enseigné et officié à cette époque-là dans certains temples du delta du Nil. Cette Mémoire donne accès à la vision d’une Communauté de Thérapeutes qui vénéraient le soleil et qui vivaient dans un petit village non loin d’Alexandrie à proximité d’une sorte de falaise de roches blanches. Un site archéologique existe de nos jours sur ces lieux. À ma connaissance, on peut le visiter.

DANS LA GRANDE PYRAMIDE…

Que Jésus soit donc retourné en Égypte à son retour d’Asie et avant même de rejoindre la Galilée ne fait aucun doute. Les Annales permettent en outre de le voir, durant cette période, en train de visiter longuement Louxor en décorporation, dans les sous-sols du temple, là où bon nombre de méthodes de traitements énergétiques furent rassemblés et structurés sous Aménophis III. Elles nous le font également et surtout découvrir sur le plateau de Giseh dans le contexte de la Grande Pyramide. C’est en effet dans la salle royale de cette pyramide que la Conscience du Christ est venue l’habiter pour la première fois (2) et qu’a été initialisé l’impact de son rayonnement avant même le baptême du Jourdain.

LES GRANDS INITIATEURS DE L’HUMANITÉ

Quand on fait le résumé de tout cela, ce qui est remarquable c’est le mutisme significatif de l’Église face à la présence de Jésus en Égypte. On me dira qu’il y a peu d’éléments historiquement crédibles, que les textes canoniques sont peu bavards, que les Coptes sont des dissidents vis à vis de Rome et que, surtout, des témoignages comme le mien n’ont strictement aucune valeur.
En réalité, ce silence ou cette négation s’expliquent essentiellement par le fait que Jésus est devenu la propriété exclusive d’une certaine interprétation de la Pensée christique, celle de Rome. Les ¨propriétaires¨ en question prétendent avoir le monopole absolu quant à savoir ¨Qui¨ Jésus a réellement été et Ce qu’il a accompli. Le ¨personnage de Jésus¨ tel qu’on nous veut nous faire croire qu’il fut – c’est-à-dire pleinement Christ dès le départ – est devenu très rapidement une ¨marque déposée¨ de l’Église romaine qui affirme que Jésus n’a connu que l’ancienne terre de Palestine.
On a ainsi réussi à nous faire admettre que le Christ a ¨inventé¨ Son enseignement ex-nihilo puisque, avant Lui, il n’y avait soi-disant rien qui puisse conduire l’humain à l’Éveil.
Que son rôle ait été déterminant, je le clame aussi haut que possible… mais quant à dire qu’Il a créé une rupture avec tout ce qui existait avant son arrivée, je ne peux en aucun cas être d’accord.
Jésus s’est inscrit dans la lignée des très grands Initiateurs solaires de l’Humanité. Il a suivi cette lignée dans ce qu’elle avait de plus beau, parce que nul ne construit sur rien. Qu’il l’ait magnifiée, ne fait aucun doute – et je fais tout pour en témoigner – mais Son action et Sa personne se sont inscrits dans la continuité de la manifestation du grand Plan Divin qui s’écrit sur Terre depuis des millions et des millions d’années.
Ne pas être capable de concevoir ou d’admettre que Jésus ait pu entretenir de profonds rapports avec l’Égypte deviendra bientôt un combat d’arrière-garde, tout comme celui qui s’obstine à refuser son long voyage vers l’Inde et l’Himalaya.
C’est un combat qui s’appuie sur une sorte d’orgueil absurde, lequel orgueil ne devrait pas avoir place au sein d’une recherche mystique authentique, c’est-à-dire non assujettie à un dogme et à une tendance.

L’ESSENCE CHRISTIQUE

La recherche de l’Essence christique – Essence que l’on trouve présente dans toutes les grandes Traditions de ce monde – ne pourra jamais aboutir à travers des débats théologiques aux finalités trop souvent temporelles. Elle restera également toujours étrangère à une approche strictement historique puisque l’Histoire et les textes sur lesquels celle-ci se base se manipulent au gré des clans politiques et des obédiences philosophiques. La recherche du Christ ne peut se satisfaire que dans l’expérience directe.
Sa voie est celle du dépassement des frontières intérieures et des partisaneries qui en découlent. La Parole et le Regard réconciliateurs du Christ adombrant Jésus ne sont l’exclusivité d’aucune culture. Ils se réclament de toutes.
Il m’est arrivé d’écrire ¨Jésus l’Égyptien¨ aussi naturellement que ¨Jésus l’Éssénien¨… Si demain je devais écrire ¨Jésus l’Hindouiste¨ ou encore ¨Jésus le Soufi¨, cela ne me dérangerait pas davantage.
Son Esprit, ainsi que l’affirmaient les Gnostiques, se rejoint dans l’Un par le dépassement du Deux.
« Si vous faites le deux – UN – vous serez Fils de l’Homme », annonce l’Évangile selon Thomas (3).
Il serait temps de le comprendre… et pas simplement dans notre tête.

Daniel Meurois

Illustration : Le plus ancien ¨portrait¨ de Jésus découvert dans une tombe, en Égypte.

Notes :
1 – Zoroastre est aussi appelé Zarathoustra. Il est à l’origine, en Perse antique, d’une religion monothéiste parlant d’un dieu unique créateur du Ciel et de la Terre et d’un principe duel s’exprimant en chaque être humain.
2 – Voir ¨De mémoire d’Essénien¨ aux Éditions Le Passe-Monde.
3 – L’Évangile selon Thomas¨ est un texte rédigé en Copte et qui relève de la Tradition gnostique. Il a été retrouvé en 1945 à Nag Hammadi, en Haute Égypte, au Nord de Louxor.

SUIS-JE ENCORE CHRÉTIEN ?

SUIS-JE ENCORE CHRÉTIEN ?

À l’aube de la parution de mon dernier ouvrage, ¨Le Livre secret de Jeshua¨, j’entends déjà se lever un certain nombre de commentaires…
« Encore un livre sur le Christ ? »… « Toujours dans le passé… Il ne peut donc pas regarder ailleurs ? »
À vrai dire, je reconnais que je peux les comprendre, ces commentaires. Ils sont les témoins d’une lassitude générale au cœur d’un Occident désabusé, témoin passif de sa culture vacillante et surtout de sa foi en déliquescence.
Oui, je peux les comprendre car, si mon chemin de vie ne m’avait pas amené vers des expériences et des pistes de réflexion peu conventionnelles parce que libératrices, j’en aurais probablement formulé de semblables.
En effet, dès que l’on a un peu de bon sens et en toute logique, il est en effet assez facile de comprendre pourquoi notre Occident judéo-chrétien a vu – sans réagir ou presque – son ciment s’effriter en quelques décennies. Et qu’est-ce que le ciment d’une société si ce n’est sa croyance en un Principe supérieur rassembleur, sa foi, son espoir placé en un idéal ou, si on préfère, sa religion ? Quoi qu’on en dise… car il y a des ¨choses¨ qui sont viscéralement liées aux profondeurs de l’être même si celui-ci les refuse en surface.
D’aucun me diront, bien sûr, qu’il était grand temps que l’on se débarrasse du joug de l’Église… et je suis totalement en accord avec eux. Trop d’évidents mensonges, de compromissions, de crimes et de manipulation des consciences. Il fallait que cela cesse et que le pouvoir religieux – ou surtout trop petitement ecclésiastique – soit contraint de relâcher considérablement son emprise dictatoriale.
Sauf que… Sauf que quand on crée un vide, on crée un vide et qu’il est illusoire de se persuader que celui-ci se comblera tout seul.
On le sait, beaucoup prétendent que c’est la Science dans sa globalité qui le comble ce vide et que c’est parfait ainsi.
Je crois personnellement que c’est faux. La Science n’a rien comblé du tout. Elle a pu en donner et en donne sans doute encore l’impression… mais, en y regardant bien, elle n’a jamais été capable de dissimuler autre chose que le vide en question. En flattant certains aspects de la personne humaine, elle a servi de ¨cache-misère¨ à sa réalité profonde, celle qui fait peur ou délirer : l’âme.
Entendons-nous bien, je n’ai rien contre la Science. Comme vous, je me sers tous les jours de ses applications. Nul ne peut nier que, par bien des aspects, elle nous rend une multitude de services, nous facilite la vie et élargit certains horizons… Je ne suis donc pas du nombre de ceux qui se sont engagés dans la stérile lutte de l’Esprit contre la Matière et vice-versa.
Non, je n’ai rien contre la Science en elle-même. Elle participe à l’incontournable développement de la vie. Je déplore par contre l’attitude de la grande majorité d’entre nous face à elle… à savoir son assujettissement, parfois inconditionnel, à ce qu’elle propose ou induit… et qui mène à sa quasi divinisation.
Sa suprématie actuelle est précisément le voile qui recouvre le vide dont je parlais précédemment, un vide dont les effets sont déjà dévastateurs.
Ainsi, les Occidentaux que nous sommes sont-ils tombés dans un piège analogue à celui dont ils s’étaient pour la plupart extraits, celui de l’asservissement à une force extérieure à eux, toute puissante, celle de l’hyper-technologie, avec ses grands prêtres et, à son sommet, le dieu ordinateur qui a désormais son autel avec ses icônes dans tous les foyers ou presque.
Mais soyons lucides et honnêtes… Ce n’est pas la faute de l’hyper-technologie en elle-même si celle-ci s’est posée en tant que divinité de substitution. C’est le besoin essentiel des humains de se référer, coûte que coûte, à une force supérieure extérieure à eux qui est responsable de ce phénomène de transfert.
La Science dans son ensemble n’est certainement pas l’unique moteur qui a conduit au rejet de la religion et à l’explosion de l’athéisme occidental.
C’est l’Église elle-même, la religion Chrétienne, toutes tendances confondues, qui l’est pour une grande part.
Elle s’est érodée, usée à force de mensonges, d’un besoin viscéral de contrôle et, pour tout dire, de temporalité, ce n’est plus un secret. L’homme reste l’homme, quelle que soit l’époque où il vit, quel que soit le rôle qu’il s’assigne dans une société.
C’est bien lui qui bâtit les religions à l’image de ce qu’il est capable de concevoir et donc à la mesure de ses limitations et désirs personnels.
Le Christianisme romain est, à ce titre, la plus belle illustration que l’on puisse trouver de cet état de fait avec ses multiples errances et son pouvoir centralisateur. Je n’en ferai pas le procès parce que celui-ci a déjà été maintes fois fait et qu’il n’est pas clos, parce que cela ne change rien chez qui ne veut pas changer, parce que je ne suis pas belliqueux de nature et enfin parce que je peux reconnaître qu’il a suscité malgré tout l’expression de grandes âmes en ce monde.
Alors quoi ? Mon intention en rédigeant ces lignes est simplement d’affirmer avec toute la conviction qui m’habite qu’il est urgent que ce que l’on appelle ¨Christianisme¨ fasse un grand ménage en son sein… sous peine de se dévitaliser plus encore qu’il ne l’est. Ce n’est pas une prédiction mais une constatation. Il y a des moments où il faut avoir le courage de faire peau neuve car tout ce qui a un début a une fin.
Aujourd’hui, si on me demande si je suis chrétien, j’ai peine à dire oui. Cela vous surprend ? Cela ne le devrait pas car, comme beaucoup, j’en suis convaincu, il m’est impossible de me reconnaître dans les dogmes du Christianisme, qu’il soit catholique romain ou autre.
J’ai trop vécu d’évènements marquants et trop appris pour y adhérer… Et le plus incroyable, c’est que plus je m’éloigne du Christianisme, plus je me rapproche du Christ Lui-même.
À mon sens, il est clair que le Christ en la personne de Jésus a été en grande partie trahi par les Églises que Son impact a suscitées. Pour qui cherche tant soit peu et ne se contente pas des bancs de sa paroisse, il est indubitable que, dès les tout premiers siècles de ¨notre ère¨, d’importantes dissensions et de redoutables luttes de pouvoir sont apparues au cœur du courant chrétien. Leurs conséquences ont été incalculables et parfois dramatiques.
Au regard de tout cela – et de nombreux documents d’époque invitent à une telle réflexion – l’expression ¨trahison de la pensée et de l’enseignement christiques¨ n’est certainement pas excessive.
Si actuellement nous sommes en pleine ¨débandade chrétienne¨ – contrairement à ce dont certains veulent se persuader – c’est parce que l’Enseignement originel du Christ a été dévitalisé, réduit à sa plus simple expression, à une sorte de code de bonne conduite morale assortie d’un crédo absolu, et parce que l’Église a infantilisé la réflexion spirituelle de ses fidèles en prônant une religiosité asservissante et culpabilisatrice.
Incapable de s’adapter, elle ne fait donc que récolter aujourd’hui les conséquences de sa politique de fermeture et d’exclusion de ce qui ne lui ressemble pas.
Contrairement à la Parole-même du Christ, elle a hélas entretenu le dualisme en plaçant le Divin à l’extérieur de l’être, telle une Puissance qui réclame obéissance et qui sait punir. Il y a toujours d’un côté ¨les bons Chrétiens baptisés qui seront sauvés¨… et de l’autre… les autres.
Mais soyons un peu intelligents et cherchons dans notre cœur… La réponse s’y trouve. Elle n’est aucunement dans le crédo et l’application de quelque religiosité que ce soit mais dans la quête d’une véritable spiritualité interne à chaque être, une spiritualité ouverte, cardiaque, faite de vécu et non pas de leçons apprises.
Combien de temps faudra-t-il encore pour que l’on parvienne à comprendre puis à admettre que la Présence du Christ qui s’est incarnée dans la personne de Jésus il y a deux millénaires n’est pas la propriété de ce qui se définit comme étant le ¨Christianisme¨.
Personnellement, je suis pour l’appel à la manifestation urgente et nécessaire de ce que j’appellerai le ¨Christisme¨, une Tradition capable d’envisager et d’exprimer un Enseignement initiatique ouvert – au sens premier du terme – et l’exemple d’un amour universel affranchis de tout dogme.
Sous le fatras de ce qui les submerge et les engourdit, je suis convaincu que nos âmes ont soif d’une Tradition qui vise à faire des humains adultes, des hommes et des femmes qui ouvrent leur conscience à la vastitude de la vie et non pas des individus mentalement, émotionnellement et spirituellement bloqués dans une éternelle immaturité soigneusement entretenue.
Je sais… De telles paroles apparaîtront pour beaucoup comme venant d’un utopiste qui a une dent contre l’Église, ou comme celles d’un ¨illuminé¨ qui voudrait tout réinventer.
Ce n’est pas bien grave… l’Histoire a toujours démontré – pour ceux qui s’y intéressent – que l’utopie est invariablement de la graine d’évolution.
Gageons en tout cas qu’avec ce qui se prépare actuellement dans notre monde s’il n’y a pas un véritable sursaut des valeurs christiques universelles et non pas ¨réductivement chrétiennes¨, nous allons droit vers un mur.
Nous n’avons pas d’autre choix que de changer radicalement de niveau de conscience.
En ce qui me concerne, j’essaie d’œuvrer pour cela par mes écrits, au risque de paraître insistant, et je demeure résolument confiant.
Oui, confiant … mais certainement pas aveugle quant à l’étroitesse de la porte à passer et à ce qu’il en coûtera.
Alors… pour répondre à la question que je posais en entête de ces quelques réflexions, je dirai sans hésiter… « Non, je ne suis plus chrétien, je me sens christien… et j’en respire mieux ! »